WordPress ou Wix : ce que vous emportez le jour où vous partez
WordPress ou Wix ? Nom de domaine, site, contenus, reprise par un prestataire : ce que vous emportez vraiment le jour où vous changez d'outil.
Vous vendez des formations à l’unité, vous n’avez pas de service informatique, et vous hésitez entre WordPress et Wix. Les comparatifs fonctionnalité par fonctionnalité ne manquent pas. Nous allons parler d’autre chose : à dix-huit mois, votre site, soit vous le faites évoluer, soit vous le confiez à quelqu’un, soit vous partez. C’est ce départ-là qui coûte.
- Notre position : si vous prévoyez de publier du contenu et de pouvoir confier votre site plus tard, partez sur WordPress. Si votre site reste une vitrine figée que vous voulez garder vous-même sans jamais toucher à la technique, Wix fait le travail.
- Selon W3Techs, au 22 septembre 2026, WordPress équipe 40,2 % des sites et 58,8 % du marché des CMS ; Wix 4,2 % des sites et 6,2 % du marché des CMS. Sur les sites en .fr dont l’outil est identifié, WordPress pèse 65,2 % et Wix 5,2 % (au 23 septembre 2026).
- Le sujet n’est pas ce que chaque outil sait faire aujourd’hui, mais ce que vous pouvez emporter le jour où vous changez d’avis.
- Ce qui se paie à la sortie, c’est du temps de reconstruction.
Ce que la question « WordPress ou Wix » cache vraiment
Personne ne se réveille un matin en se demandant quel CMS choisir. La vraie question, c’est : « est-ce que je vais me retrouver coincé ? »
Derrière, il y a trois inquiétudes très concrètes :
- Est-ce que le site m’appartient, ou est-ce que je le loue ?
- Si je veux ajouter des choses dans un an, est-ce que je peux le faire sans dépendre de quelqu’un ?
- Si je confie le site à un prestataire, est-ce qu’il pourra le reprendre, ou est-ce qu’il faudra repartir de zéro ?
La vraie question est celle de la sortie, bien plus que l’esthétique ou le nombre de modèles. Beaucoup de comparatifs s’attardent sur ce que chaque outil sait faire le jour où vous l’ouvrez ; le coût de sortie y tient souvent en quelques lignes. On s’en occupe ici.
Ce que chacun fait bien, honnêtement
Sans tableau de fonctionnalités : vous en avez sans doute déjà lu plusieurs.
Wix fait très bien une chose : vous mettre en ligne vite, tout seul. Vous choisissez un modèle, vous tapez vos textes, vous branchez un formulaire, et l’hébergement, les mises à jour et la sécurité sont inclus. Vous n’installez pas d’extensions tierces à mettre à jour vous-même, et vous ne gérez pas les mises à jour du logiciel. Pour un site vitrine avec vos formations, une page de contact et un lien d’inscription, c’est propre et rapide.
WordPress fait très bien autre chose : rester un site que vous possédez. Le logiciel est libre. Vos contenus vivent dans une base de données que vous pouvez sauvegarder, déplacer, et faire lire par quelqu’un d’autre. Vous ajoutez des fonctions par extensions quand votre offre change. La contrepartie est réelle : vous gérez les mises à jour et la sécurité, ou vous payez quelqu’un pour le faire.
Aucun des deux n’est un piège en soi. Le piège, c’est de choisir en regardant l’éditeur de la page d’accueil et de découvrir la question de la sortie dix-huit mois plus tard.
Ce qui change à dix-huit mois
Aujourd’hui, votre site est simple. Dans dix-huit mois, il aura peut-être changé, si votre activité a bougé. Trois scénarios, tous les trois très courants chez un formateur indépendant.
Scénario 1 : vous faites évoluer. Vous ajoutez des sessions, un catalogue, un calendrier, un espace où le stagiaire retrouve ses documents, ou des articles pour être trouvé sur Google. Sur WordPress, chaque besoin correspond souvent à une extension à installer et à configurer : le répertoire officiel en propose plus de 73 000. Sur Wix, vous passez par les applications de la plateforme : plus simple à utiliser, plus fermé à quitter.
Scénario 2 : vous confiez le site à un tiers. Vous n’avez pas envie de vous en occuper, ou vous voulez accélérer. C’est là que la différence devient visible. Un développeur à l’aise sur WordPress peut en général reprendre un site WordPress, à condition d’avoir les fichiers, la base de données et les licences des extensions payantes. Pour Wix, vous trouverez des personnes qui connaissent Wix, mais pas un développeur ou un hébergeur classique qui reprend le site tel quel.
Scénario 3 : vous partez. Vous changez d’outil, d’agence, ou vous vendez l’activité et le site suit. C’est le scénario que les comparatifs traitent le plus vite, et celui qui peut coûter le plus de temps.
Le point commun des trois : à dix-huit mois, ce qui compte n’est pas ce que vous savez faire, mais ce que quelqu’un d’autre peut faire à votre place.
Propriété et portabilité de votre site
Séparez deux choses : le nom de domaine, puis le site.
Le nom de domaine. Il doit être enregistré à votre nom, sur un compte à vous, avec une adresse e-mail que vous contrôlez. C’est le vrai risque de dépendance, quel que soit l’outil choisi. Un site qu’on ne peut pas emporter, c’est ennuyeux. Un nom de domaine au nom de son prestataire, c’est votre visibilité qui est retenue. Wix le permet d’ailleurs, avec un forfait payant : vous pouvez acheter et gérer votre domaine chez un autre fournisseur, puis le connecter à votre site. Pour les étapes concrètes, voyez comment choisir son nom de domaine et son hébergement.
Le site WordPress. Le logiciel est libre, et le site vit dans des fichiers et une base de données. Vous pouvez les copier, les installer chez un autre hébergeur et laisser un autre développeur poursuivre le travail. Autrement dit, le site voyage. C’est ce qu’on appelle la portabilité, et c’est la vraie ligne de partage entre les deux options.
Le site Wix. Là, soyez lucide : le site lui-même ne se déplace pas. Wix le dit dans sa propre documentation : pour fonctionner, un site Wix doit être hébergé et opéré sur les serveurs de Wix. Vous pouvez relire cette page avant de commencer, elle vous sera plus utile que n’importe quel tableau comparatif. Concrètement, quitter Wix veut dire reconstruire : reprendre les textes, remonter les pages, refaire les formulaires et les inscriptions. Ce n’est pas impossible, c’est du travail, et ce travail, c’est vous qui le payez en heures.
La bonne question à poser avant de signer, dans un cas comme dans l’autre : « si je veux partir dans deux ans, qu’est-ce que j’emporte ? »
Ce que vous emportez, élément par élément :
| WordPress | Wix | |
|---|---|---|
| Le nom de domaine | Le vôtre, s’il est enregistré à votre nom | Le vôtre, s’il est enregistré à votre nom : Wix permet de le gérer chez un autre fournisseur (avec un forfait payant) |
| Le site (pages, design, formulaires) | Se copie et se réinstalle chez un autre hébergeur | Reste chez Wix, qui doit l’héberger : il se reconstruit ailleurs |
| Vos textes et vos images | Voyagent avec le site, dans ses fichiers et sa base de données | Les images et vidéos importées se téléchargent ; les articles de blog ne s’exportent pas vers une autre plateforme |
| La reprise par un tiers | En général, tout développeur WordPress, avec les fichiers, la base et les licences | Un autre compte Wix, par transfert du site ; pas un hébergeur ou un développeur extérieur |
Pour qui Wix est le bon choix, assumé
Wix est le bon choix si vous cochez la majorité de ces cases :
- Vous ne voulez jamais ouvrir un fichier de configuration, ni déléguer ça à quelqu’un.
- Votre site est une vitrine : vos formations à l’unité, comment vous joindre, comment s’inscrire.
- Vous ne prévoyez pas de publier des articles ni de faire évoluer le site chaque mois.
- Vous voulez être en ligne tout de suite, sans formation ni prestataire.
- Vous acceptez, en connaissance de cause, de reconstruire un site le jour où vous partez.
Si c’est votre cas, prenez Wix et arrêtez d’y penser. C’est un choix assumé, adapté à une situation claire.
Pour qui WordPress est le bon choix
WordPress est le bon choix si vous cochez celles-ci :
- Vous voulez publier des articles ou des pages régulièrement, pour que vos formations soient trouvées.
- Vous voulez pouvoir confier le site à un freelance ou à une agence, et reprendre la main plus tard.
- Vous voulez garder la possibilité de déplacer votre site ailleurs sans repartir de zéro.
- Vous acceptez de consacrer un peu de temps à apprendre, ou de payer quelqu’un pour la maintenance.
Pour un formateur indépendant qui vit de ses sessions et qui veut que son site suive son offre, c’est le choix que nous recommandons. Mais soyez honnête sur un point : WordPress demande une base. Sans elle, vous achetez un thème et le premier vrai problème risque de vous bloquer, comme le montrent les blocages les plus fréquents chez les débutants. Un point de vigilance aussi : un constructeur de pages ajoute sa propre dépendance, même sur WordPress. Avant de construire, demandez ce qui reste de vos pages si vous changez de thème ou de constructeur.
C’est exactement le rôle d’une formation WordPress qui prépare à la certification RS7525 : dix heures pour installer et structurer votre site, publier proprement, gérer les extensions et les sauvegardes. Elle s’appuie sur le constructeur DIVI, un choix courant qui rend autonome vite : c’est aussi le type de dépendance dont on vient de parler, et la formation vous permet de la connaître. La formation est éligible au CPF, si vous y avez droit, et l’organisme est certifié Qualiopi. L’objectif : gérer votre site vous-même, sans payer à chaque modification.
Questions fréquentes
Est-ce que je peux changer d’avis dans un an ?
Oui, dans les deux cas. La différence, c’est ce que le changement vous coûte. Sur WordPress, vous déplacez le site. Sur Wix, vous repartez de vos contenus et vous reconstruisez. Prévoyez donc ce changement dès le départ, pas le jour où vous serez pressé.
Qu’est-ce que je peux emporter si je quitte Wix ?
Pas le site lui-même : Wix indique qu’un site Wix doit être hébergé sur ses serveurs. Votre nom de domaine, oui, s’il est enregistré à votre nom. Vos images et vidéos importées se téléchargent depuis le gestionnaire de médias ; les articles de blog, eux, ne s’exportent pas vers une autre plateforme. Gardez donc une copie de vos textes de votre côté. Les pages, le design et les formulaires sont à reconstruire ailleurs.
Faut-il savoir coder pour se lancer sur WordPress ?
Non, ni pour publier des pages et des articles, ni pour les réglages courants : personnaliser un thème, installer une extension de sécurité ou de cache. Il faut coder, ou payer quelqu’un, pour du sur-mesure, ou pour une panne qu’une sauvegarde ou la désactivation d’une extension ne règle pas. C’est le vrai sujet de la décision : qui fait ce travail, vous ou quelqu’un que vous payez.
Est-ce que quelqu’un d’autre peut reprendre mon site ?
Sur WordPress, oui, avec un accès aux fichiers, à la base de données et aux licences des extensions payantes, constructeur de pages compris. Sur Wix, oui aussi, mais à l’intérieur de Wix : le site peut être transféré vers un autre compte Wix, pas repris tel quel par un hébergeur ou un développeur extérieur. Vérifiez ce point avant de choisir, surtout si vous imaginez un jour céder votre activité.
Le nom de domaine, c’est qui qui le possède ?
C’est la question à régler avant tout le reste. Il doit être à votre nom, sur votre compte, avec une adresse e-mail que vous contrôlez. Ni celle de votre agence, ni celle de votre webmaster, ni celle du prestataire qui a monté le site.
Prendre en main WordPress ?
Le programme, la certification et les modalités de financement sont détaillés sur la page de la formation.
Voir la formation WordPress →Sources utiles
- W3Techs, usage of content management systems
- W3Techs, CMS des sites en .fr
- WordPress.org, répertoire des extensions
- Wix, télécharger des fichiers depuis le gestionnaire de médias (en anglais)
- Wix, transférer un site vers un autre compte Wix (en anglais)
- Wix, demande de fonctionnalité : exporter les articles de blog (en anglais)
- Wix, exporter ou intégrer votre site Wix ailleurs
- WordPress.org, à propos du logiciel libre WordPress
- France Compétences, fiche RS7525
